Journée nationale de la qualité de l’air 14 octobre 2022 – Communiqué

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En cette journée nationale de la qualité de l’air, l’Association des Familles Victimes du Saturnisme tenait à communiquer sur les conséquences de l’émission de plomb dans l’air. 

Depuis 2000, la présence de plomb dans l’air en France a largement baissé grâce à l’interdiction des additifs au plomb dans l’essence automobile. Le plomb tétraéthyle était utilisé comme antidétonant dans l’essence depuis 1923, provoquant une imprégnation globale de la population française au plomb. L’interdiction de l’essence au plomb a provoqué automatiquement une baisse globale des taux de plomb dans le sang. L’AFVS a notamment salué l’an passé l’interdiction de l’essence au plomb dans le dernier pays où elle était encore utilisée, l’Algérie. 

Toutefois, de nos jours, le plomb peut être présent en extérieur à cause des activités passées ou présentes de sites industriels, artisanaux, ou patrimoniaux : usines de recyclage, métallurgie, combustion de charbon, incinération de déchets, rénovation de la Tour Eiffel etc. Lorsque l’atmosphère est contaminée, les poussières se déposent ensuite sur les sols, en zones urbaines ou agricoles, et peuvent contaminer l’eau, les productions maraîchères… Outre l’inhalation qui peut se produire pour les artisans et ouvriers qui sont directement exposés au plomb, le plomb continue de voyager après sa première émission, et peut donc être ingéré a posteriori (consommation de légumes, enfants jouant sur des sols pollués). 

L’incendie de Notre-Dame en 2019, la pollution autour du site de Metaleurop, ou encore les très récents résultats d’analyse concernant l’exposition au plomb dans le sol autour de la STCM à Toulouse nous rappellent l’importance de traiter les émissions de plomb dans l’atmosphère et leurs conséquences sur le long terme très au sérieux. Peu de données existent sur le sujet. Les recommandations publiques concernant les petits gestes que les particuliers peuvent mettre en place (lavage des mains, ongles courts, serpillères humides…) sont importants mais ne sauraient en aucun cas se substituer à une véritable volonté publique de limiter autant que possible l’exposition au plomb.