Où y a-t-il du plomb ?

On trouve du plomb

© Eric Vigier

© Eric Vigier

• dans les peintures et les poussières des habitats anciens et dégradés construits avant 1948. En effet, l’usage professionnel des peintures au plomb dans la construction des logements a été interdit au 1er janvier 1949. A Paris, selon une étude menée par l’INSEE en 2006, les bâtiments construits avant 1948 représentent près de 60,8 % du total. La peinture au plomb reste aujourd’hui la première source d’intoxication.

• dans l’atmosphère avec dépôt sur les sols. Il provient de l’essence au plomb et des industries (fonderies, usines de fabrication et de recyclage de batteries). Pour des plus amples détails, consultez la carte des sites industriels du plomb sur www.amisdelaterre.org ; voir aussi la rubrique Se documenter

• dans l’eau du robinet : le passage d’une eau faiblement minéralisée dans des tuyauteries en plomb libère du plomb. Les tuyauteries en plomb ont été interdites en 1995, les soudures au plomb en 1996 ;

• dans l’alimentation par le biais de la pollution atmosphérique.

• dans certains types de khôl et autres cosmétiques traditionnels.

• dans les plaques et feuilles de plomb utilisées pour l’étanchéité des balcons, terrasses, rebords de fenêtres et cuvelages, qui usés ou corrodés par les intempéries, peuvent libérer du plomb accessible (voir l’Avis relatif à l’utilisation du plomb en feuilles ou en plaques dans la construction du groupe de travail Bâtiment-Santé du Conseil supérieur d’hygiène publique, séance du 23 avril 2003).

On peut appréhender le problème sous deux angles

celui de l’exposition de la population générale au plomb par des sources multiples et souvent insidieuses avec une hausse du taux de plombémie (taux de plomb dans le sang) moyenne de la population ;

celui de l’exposition des enfants vivant dans un habitat ancien et dégradé.